Le déménagement à Paris et le milieu des avant-gardes
En 1906, Severini quitte Rome pour Paris, ville qui dans les premières années du XXe siècle pulse d'une énergie unique. C'est l'époque des Expositions Universelles, de l'éclairage électrique, des premières affiches publicitaires modernes. L'impact est immédiat : Paris n'est pas seulement un lieu, c'est un temps accéléré, une révolution en cours.

Dans l'atelier de Paris, 1915
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Les rencontres et les premiers liens d'avant-garde
Il entre rapidement en contact avec Modigliani, Braque, Gris et surtout Picasso. Là, dans les cafés et les ateliers partagés, naît sa formation artistique. Ce n'est pas seulement l'art qui le stimule, mais le débat, la philosophie, la sensation de vivre dans une capitale intellectuelle du monde. De plus, dans les cafés animés de Montmartre, Severini rencontre Jeanne Fort, fille du poète Paul Fort, qui deviendra sa compagne de vie.





La fenêtre, Paris
Là, dans les cafés et les ateliers partagés, naît sa véritable formation européenne. Ce n'est pas seulement l'art qui le stimule, mais le débat, la philosophie, la sensation de vivre dans une capitale intellectuelle du monde. Néanmoins, comme beaucoup d'artistes à Paris, il vit dans des conditions difficiles avec très peu de ressources.


Les premières œuvres parisiennes de Severini portent déjà les signes d'une sensibilité nouvelle : la décomposition de la figure, la fragmentation de l'espace et du temps, l'usage du collage et de matériaux non conventionnels. Elles tissent ensemble suggestions cubistes et futuristes, filtrées à travers son attention personnelle au rythme urbain et à la vivacité chromatique de la vie parisienne.

Portrait de Paul Fort

La Ciociara, 1914

Nature morte, 1917

Nature morte, 1918

Tango Argentino, 1913

Dancer, 1913